Sujet et corrigé du brevet d’histoire-géographie et EMC 2023
Retrouve le sujet d’histoire-géographie et d’enseignement moral et civique du brevet 2023, série générale, et son corrigé détaillé : civils et militaires dans la Première Guerre mondiale, espaces de faible densité, aires urbaines, engagement citoyen des jeunes. Chaque réponse est expliquée pas à pas.

Le sujet de 2023 en bref
L’épreuve d’histoire-géographie et d’enseignement moral et civique de la série générale, session 2023 (sujet de métropole, code 23GENHGEMCME1), dure 2 heures et est notée sur 50 points : 20 points pour l’analyse de documents, en histoire cette année-là, 20 points pour le développement construit et les repères, en géographie, 10 points pour l’enseignement moral et civique. L’annexe de la dernière page est à rendre avec la copie ; le dictionnaire et la calculatrice sont interdits.
Un sujet de l’ancienne formule. En 2023, les trois exercices valaient 20, 20 et 10 points et le développement construit se rédigeait en « environ vingt lignes ». Depuis la session 2026, l’épreuve dure toujours 2 heures, mais l’histoire-géographie est notée sur 40 points (15 pour l’analyse de documents, 25 pour le développement construit et les repères) et l’enseignement moral et civique sur 20 points : la nouvelle formule se travaille sur le sujet d’histoire-géographie et EMC du brevet 2026 et son corrigé. Les trois types d’exercice sont restés les mêmes.
Le sujet est publié par le ministère de l’Éducation nationale sur Éduscol : sujet officiel d’histoire-géographie et EMC du brevet 2023 (PDF). Les documents (un témoignage publié, deux affiches, une page du site d’une mairie) sont des œuvres protégées : ils sont résumés ici avec de courtes citations, et tu les lis en entier dans le sujet officiel. Les consignes, elles, sont reproduites telles qu’elles figurent sur le sujet.
Histoire : analyser et comprendre des documents (20 points)
Les documents d’histoire
Thème : « Civils et militaires dans la Première Guerre mondiale ».
Document 1. « Témoignage d’une enfant pendant la Première Guerre mondiale. » En 1914, Juliette Eychenne-Bareil a sept ans et vit dans le sud de la France, à Carcassonne. Son témoignage a été recueilli et publié en 1983 dans l’ouvrage Années cruelles. 1914-1918 (Atelier du Gué, collection Terres d’Aude). Elle y raconte trois moments :
- le départ des soldats à la gare, dans l’enthousiasme (ils chantent « Tous à Berlin ! »), puis l’arrivée des « trains de blessés » et les écoles « transformées en hôpitaux militaires » ;
- le travail des femmes : dans une fonderie de la ville, elles fabriquent des obus, un travail vécu « comme un acte patriotique » mais « très pénible » ; d’autres cousent des vêtements militaires à domicile, pour un travail « peu payé » : « c’était quand même la misère » ;
- la nourriture : « on a surtout manqué de pain », et il faut faire « des queues interminables » pour obtenir 2 kg de pommes de terre par personne.
Document 2. « Affiche française de 1918 appelant les civils à poursuivre l’effort de guerre en participant au quatrième emprunt. » Affiche de Raoul Cabrol, 1918 (Gallica, Bibliothèque nationale de France). En haut, un soldat français casqué, dans une tranchée, tient son fusil d’une main et tend l’autre bras vers le bas. En bas, un vieil homme en manteau sombre et une petite fille en robe rouge lèvent les bras vers lui et lui tendent une boîte. Textes de l’affiche : « L’emprunt des “dernières cartouches” » et « Français, encore un effort..! ». L’affiche se regarde dans le sujet officiel.
Question 1 : la nature du document
Document 1. Identifiez la nature de ce document.
Méthode. Identifier la nature, c’est dire de quel type de document il s’agit. Lis le titre, la phrase de présentation et la source : tout y est, et deux ou trois lignes suffisent.
Corrigé. Ce document est un témoignage, c’est-à-dire un texte dans lequel une personne raconte ce qu’elle a vécu. Son auteure est Juliette Eychenne-Bareil, qui a sept ans en 1914 et vit à Carcassonne, dans le sud de la France : c’est donc une civile, et une enfant au moment des faits.
Ce témoignage a été recueilli et publié en 1983 dans l’ouvrage Années cruelles. 1914-1918. Il s’agit donc de souvenirs racontés longtemps après la guerre, et non d’un texte écrit sur le moment.
Question 2 : les souffrances des civils
Document 1. Relevez trois extraits montrant les souffrances des civils.
Méthode. Relever veut dire recopier des passages du texte entre guillemets, sans les modifier. Il en faut exactement trois : choisis des extraits courts qui montrent des souffrances différentes (tristesse, pauvreté, faim).
Corrigé. Trois extraits du témoignage montrent que les civils souffrent eux aussi de la guerre :
- la souffrance morale devant les victimes : « Nous allions voir arriver les trains de blessés, c’était bien triste. » ;
- la pauvreté, malgré le travail : « c’était quand même la misère » ;
- les pénuries de nourriture : « Pour la nourriture, on a surtout manqué de pain. »
D’autres extraits sont acceptables, par exemple « On manquait de beaucoup de choses malgré le dévouement des dames de la Croix-Rouge. », « mais c’était très pénible » (le travail des femmes à l’usine) ou « il fallait faire des queues interminables pour avoir 2 kg par personne ». L’important est d’en donner trois et de les recopier exactement.
Question 3 : l’apport du témoignage
Document 1. Montrez ce qu’apporte ce document par rapport au point de vue d’un soldat de la Première Guerre mondiale.
Méthode. Montrer demande de prouver une idée avec le texte. Demande-toi de quoi parlerait un soldat (le front, les tranchées, les combats), puis repère ce que Juliette raconte et qu’un soldat ne voit pas.
Corrigé. Un soldat de la Première Guerre mondiale raconte surtout la vie au front : les tranchées, les combats, la peur, la mort des camarades. Le témoignage de Juliette apporte un autre point de vue, celui de l’arrière, c’est-à-dire des civils restés loin des combats.
On y découvre d’abord la guerre vue par une enfant : le départ des soldats à la gare, où « Tout le monde s’embrassait. », puis l’arrivée des blessés. On y voit aussi comment la ville se transforme : « Les écoles étaient transformées en hôpitaux militaires ». Enfin, le texte décrit le travail des femmes et les difficultés du quotidien, comme le manque de pain et les queues pour obtenir des pommes de terre.
Ce document montre donc que la guerre ne touche pas seulement les soldats : toute la société est concernée.
Question 4 : le front et l’arrière sur l’affiche
Document 2. Décrivez l’affiche en montrant comment les personnages représentent le front et l’arrière.
Méthode. Décrire une affiche, c’est dire ce que l’on voit dans l’ordre (le haut, le bas, les textes), puis en donner le sens. Ici, la consigne t’impose de relier chaque personnage au front ou à l’arrière.
Corrigé. Cette affiche française de 1918, réalisée par Raoul Cabrol, est organisée en deux parties.
En haut, un soldat français casqué se tient dans une tranchée. Il tient son fusil d’une main et tend l’autre bras vers le bas. Il représente le front, c’est-à-dire la zone des combats et les militaires qui s’y battent.
En bas, un vieil homme en manteau sombre et une petite fille en robe rouge lèvent les bras vers lui et lui tendent une boîte. Ils représentent l’arrière : les civils qui ne combattent pas, ici une personne âgée et une enfant.
Les gestes relient les deux groupes : le soldat tend le bras vers les civils, et les civils lui apportent leur aide. Le titre, « L’emprunt des “dernières cartouches” », laisse penser que la boîte symbolise les munitions que l’argent des civils permet de payer.
Question 5 : l’objectif de l’affiche
Document 2. Expliquez l’objectif de cette affiche.
Méthode. Expliquer l’objectif, c’est dire à qui l’affiche s’adresse, ce qu’elle veut obtenir et comment elle s’y prend. Appuie-toi sur le titre du document 2 et sur les deux textes de l’affiche.
Corrigé. Cette affiche s’adresse aux civils français, comme le montre l’appel « Français, encore un effort..! ». Son objectif est de les convaincre de participer au quatrième emprunt, c’est-à-dire de prêter leur argent à l’État pour financer la guerre (armes, munitions, équipement des soldats).
Pour y parvenir, elle fait appel au patriotisme et aux sentiments : le soldat qui se bat dans sa tranchée a besoin de l’aide de l’arrière, et même un vieil homme et une petite fille participent. L’expression « dernières cartouches » et les mots « encore un effort » font comprendre, en 1918, que la victoire est proche si chacun continue à aider.
C’est donc une affiche de propagande, qui cherche à mobiliser toute la population.
Question 6 : les civils dans l’effort de guerre
Documents 1 et 2. Montrez comment les civils participent à l’effort de guerre entre 1914 et 1918.
Méthode. Cette question porte sur les deux documents et sur tes connaissances. Classe tes idées (le travail, l’argent, les privations) et rédige un paragraphe organisé de quelques lignes, en nommant chaque document.
Corrigé. Pendant la Première Guerre mondiale, les civils de l’arrière sont mobilisés pour soutenir les soldats du front : c’est une guerre totale.
Ils participent d’abord par leur travail. Les hommes étant partis, les femmes les remplacent dans les usines : le document 1 évoque « la fabrication des obus grâce aux femmes ». D’autres cousent des vêtements militaires, et des écoles deviennent des hôpitaux pour soigner les blessés.
Ils participent aussi par leur argent : l’affiche de 1918 (document 2) les appelle à souscrire au quatrième emprunt, c’est-à-dire à prêter leurs économies à l’État pour payer les armes.
Enfin, ils supportent les privations, comme le manque de pain. Toute la société est donc engagée dans l’effort de guerre.
Géographie : langages et repères géographiques (20 points)
Développement construit : les espaces de faible densité
Développement construit. En vous appuyant sur un exemple de votre choix, rédigez un développement construit d’environ vingt lignes qui présente les atouts et les dynamiques des espaces de faible densité en France.
Méthode. Le sujet contient deux mots-clés, atouts et dynamiques : ils te donnent ton plan. Choisis un seul exemple que tu connais bien et applique la méthode du développement construit : une introduction, des paragraphes, une conclusion, pour environ vingt lignes.
Corrigé. Un développement possible :
Les espaces de faible densité, c’est-à-dire les campagnes, les montagnes et les secteurs touristiques peu urbanisés, couvrent une grande partie de la France et, loin d’être vides, possèdent des atouts et connaissent des évolutions contrastées, comme le montre l’exemple des Alpes françaises.
Ces espaces disposent d’abord d’atouts importants. Leurs ressources naturelles sont variées : dans les Alpes, la neige et les pentes permettent les sports d’hiver, les paysages attirent les randonneurs en été et l’eau des torrents, retenue par des barrages, sert à produire de l’électricité. L’agriculture reste présente, avec un élevage de montagne qui fournit des fromages réputés comme le beaufort. Le cadre de vie, calme et préservé, est un autre atout : des parcs nationaux, comme celui de la Vanoise, protègent la faune, la flore et les paysages.
Ces espaces connaissent ensuite des dynamiques contrastées. Certains sont attractifs : les stations touristiques et les vallées bien reliées aux villes gagnent des habitants et des emplois, et des citadins viennent s’y installer, parfois grâce au télétravail. Le tourisme se diversifie aussi, avec des activités en toute saison, car le réchauffement climatique rend l’enneigement moins sûr. D’autres espaces, plus isolés, restent fragiles : la population vieillit, les jeunes partent, des commerces et des services publics ferment, et les trajets vers le collège, le médecin ou le travail sont longs. Pour les aider, l’État et les collectivités territoriales soutiennent des projets d’aménagement, comme l’arrivée de l’internet à haut débit.
Les espaces de faible densité sont donc des territoires riches en ressources, mais inégalement dynamiques : certains attirent, d’autres doivent encore lutter contre l’isolement.
Repères géographiques : les aires urbaines
« L’exercice doit être réalisé sur le document en annexe page 9/9, à rendre avec la copie. » L’annexe s’intitule « Les aires urbaines, une nouvelle géographie d’une France mondialisée ». Elle comporte un schéma d’aire urbaine, redessiné ci-dessous, et un fond de carte de la France métropolitaine où des points marquent l’emplacement de grandes villes, sans leur nom, avec les départements et régions d’outre-mer en encarts.
1. Sur le schéma ci-dessous :
a. nommez dans la légende les trois espaces qui composent une aire urbaine ;
b. complétez le schéma et la légende en indiquant les mobilités avec un figuré adapté.
a) Méthode. Nommer, c’est écrire le bon mot en face de chaque figuré de la légende. Pars du centre du schéma et avance vers l’extérieur, en t’aidant de la définition d’une aire urbaine.
Corrigé. Une aire urbaine est formée de trois espaces emboîtés, à écrire dans la légende dans cet ordre :
- la ville-centre, en face du figuré hachuré (la zone centrale du schéma) ;
- la banlieue (ou les banlieues), en face du figuré gris (la couronne qui entoure la ville-centre) ;
- la couronne périurbaine (ou espace périurbain), en face du figuré en pointillés (la couronne extérieure).
La ville-centre et sa banlieue forment ensemble le pôle urbain. Les flèches « Étalement urbain » montrent que la ville s’étend vers l’extérieur, en gagnant sur les campagnes.
b) Méthode. Compléter le schéma et la légende : le figuré se trace deux fois, sur le schéma puis en face du mot « Mobilités ». Pour représenter un déplacement, le figuré adapté est une flèche.
Corrigé. Les mobilités sont des déplacements : le figuré adapté est donc une flèche, et plus précisément une flèche à double pointe, car les habitants font l’aller et le retour dans la journée.
Sur le schéma, trace deux ou trois doubles flèches qui relient la couronne périurbaine et la banlieue à la ville-centre. Elles représentent les migrations pendulaires, c’est-à-dire les trajets quotidiens entre le domicile, souvent situé en périphérie, et le lieu de travail ou d’études, souvent situé dans le pôle urbain.
Choisis une couleur ou un trait différent de celui des flèches de l’étalement urbain, pour ne pas confondre les deux, puis reproduis exactement le même figuré dans la légende, en face de « Mobilités ».
2. Sur le fond de carte, localisez et nommez six aires urbaines de votre choix.
Méthode. Localiser et nommer : chaque nom s’écrit à côté du bon point du fond de carte. Choisis les six villes dont tu es sûr, en te repérant grâce aux littoraux et aux frontières.
Corrigé. Tu dois choisir six aires urbaines et écrire leur nom à côté du point qui leur correspond. Voici huit possibilités, avec leur situation sur la carte de France :
- Paris : dans la moitié nord, au cœur du Bassin parisien ;
- Lyon : au centre-est, dans la vallée du Rhône ;
- Marseille (Aix-Marseille) : au sud-est, sur le littoral méditerranéen ;
- Lille : au nord, près de la frontière belge ;
- Toulouse : au sud-ouest, à l’intérieur des terres, au nord des Pyrénées ;
- Bordeaux : au sud-ouest, près de l’océan Atlantique ;
- Nantes : à l’ouest, près de l’océan Atlantique, au sud de la Bretagne ;
- Strasbourg : au nord-est, à la frontière allemande.
Écris les noms à l’horizontale, lisiblement, sans les faire chevaucher. Six noms bien placés suffisent : inutile d’en ajouter si tu hésites sur un point.
Enseignement moral et civique : l’engagement citoyen des jeunes (10 points)
Les documents d’EMC
Situation pratique : « L’engagement citoyen des jeunes ».
Document 1. « Le conseil municipal des jeunes de Reims (département de la Marne, région Grand Est) », d’après le site internet de la mairie de Reims, 2022. Ce conseil est « ouvert à tous les collégiens qui habitent à Reims ou qui y sont scolarisés », de la sixième à la troisième. Les jeunes conseillers y développent leurs idées « autour de thématiques variées : environnement, culture, sports/loisirs, solidarité, santé… » et participent à des « actions solidaires et durables ». Les réunions de travail ont lieu les mercredis après-midi, hors vacances scolaires.
Document 2. « Affiche pour le conseil municipal des jeunes de Margencel (département de la Haute-Savoie, région Auvergne-Rhône-Alpes) », d’après le site internet de la mairie de Margencel. L’affiche annonce le conseil municipal des jeunes des communes de Sciez, Anthy et Margencel, pour les 9-15 ans. Slogans : « Présente-toi ou vote pour élire tes représentants » et « On s’engage pour notre commune ! ». Les candidatures sont reçues jusqu’au vendredi 26 février 2021 et les élections ont lieu du 15 au 19 mars 2021. L’affiche se regarde dans le sujet officiel.
Question 1 : deux conditions pour participer
Document 1. Indiquez deux conditions qui permettent de participer au conseil municipal des jeunes de la ville de Reims.
Méthode. Indiquer demande une réponse brève, tirée du document 1. Les deux conditions se trouvent dans les deux premières phrases du texte.
Corrigé. Le document 1 donne deux conditions pour participer au conseil municipal des jeunes de Reims :
- il faut être collégien, de la sixième à la troisième ;
- il faut habiter à Reims ou y être scolarisé.
Le texte le dit ainsi : « Le conseil municipal des jeunes est ouvert à tous les collégiens qui habitent à Reims ou qui y sont scolarisés. »
Question 2 : deux thématiques d’action
Document 1. Citez deux thématiques dans lesquelles les actions du conseil municipal des jeunes de la ville de Reims doivent s’inscrire.
Méthode. Citer : il suffit de reprendre deux mots de la liste donnée dans le document 1. Une phrase courte suffit, sans explication.
Corrigé. Les actions du conseil municipal des jeunes de Reims doivent s’inscrire dans des thématiques liées à la citoyenneté. On peut citer, par exemple, l’environnement et la solidarité.
D’autres réponses sont acceptables, puisque le document donne la liste suivante : « environnement, culture, sports/loisirs, solidarité, santé… ». Deux thématiques suffisent.
Question 3 : une instance démocratique
Document 2. « Présente-toi ou vote pour élire tes représentants » : montrez que ce slogan fait du conseil municipal des jeunes une instance démocratique.
Méthode. Montrer demande d’expliquer le slogan mot par mot. Repère les deux verbes à l’impératif et le mot « représentants », puis relie-les à ce que tu sais de la démocratie.
Corrigé. Dans une démocratie, le pouvoir appartient aux citoyens, qui choisissent leurs représentants par le vote. Le slogan « Présente-toi ou vote pour élire tes représentants » reprend ce principe.
Il propose deux droits aux jeunes de 9 à 15 ans : celui de se présenter, c’est-à-dire d’être candidat, et celui de voter. Les membres du conseil municipal des jeunes ne sont donc pas désignés par des adultes : ils sont élus par les autres jeunes et parlent en leur nom, ce sont leurs représentants.
L’affiche le confirme en annonçant un calendrier : les candidatures sont reçues jusqu’au vendredi 26 février 2021 et les élections ont lieu du 15 au 19 mars 2021. Comme pour un conseil municipal d’adultes, il y a des candidats, un vote et des élus : c’est bien une instance démocratique.
Question 4 : le discours de candidature
Documents 1 et 2. Vous décidez de candidater pour devenir membre du conseil municipal des jeunes de votre commune. Rédigez un discours dans lequel vous présentez vos motivations et vous développez une proposition d’action citoyenne qui vous tient à cœur.
Afin de respecter l’anonymat de votre copie, vous ne devez pas signer votre composition, citer votre nom, celui d’un camarade ou celui de votre établissement.
Méthode. Un discours s’adresse à un public : commence par une adresse, parle à la première personne et termine par un appel au vote. Présente tes motivations, puis développe une seule action précise, en nommant l’une des valeurs de la République. Ne signe pas et ne cite aucun nom de personne ni d’établissement.
Corrigé. Un discours possible :
Chers camarades,
Je me présente devant vous pour devenir membre du conseil municipal des jeunes de notre commune. J’ai envie d’être utile là où je vis, et pas seulement de donner mon avis entre amis. Siéger au conseil, c’est écouter les idées de tous les jeunes et les défendre devant les adultes qui décident. J’aime travailler en équipe et je tiens mes engagements.
Le projet qui me tient à cœur concerne la solidarité et l’environnement. Je propose d’organiser, à chaque trimestre, une collecte de vêtements, de livres et de jouets dans les écoles et les collèges de la commune. Les objets en bon état seraient remis à des associations qui aident les familles en difficulté, et les autres seraient recyclés. Des volontaires de chaque classe pourraient trier les dons, avec l’aide de la mairie.
Cette action fait vivre la fraternité, l’une des valeurs de la République, et elle évite le gaspillage. Si vous me faites confiance, je vous rendrai compte de mon travail après chaque réunion. Votez pour une commune plus solidaire !
Comment travailler ce sujet
Sur ce sujet, l’épreuve dure 2 heures et compte 50 points : 20 points pour l’exercice 1, 20 points pour l’exercice 2 et 10 points pour l’exercice 3. Le dictionnaire et la calculatrice sont interdits, et l’annexe est à rendre avec la copie. Pour t’entraîner, fais le sujet en temps limité, sans tes cours, puis compare tes réponses avec ce corrigé : vérifie d’abord que tu as répondu au verbe de la consigne, ensuite que tes citations sont exactes. Réécris le développement construit et le discours si besoin. Pour aller plus loin, appuie-toi sur une méthode pour réviser l’histoire-géographie et l’EMC et sur le déroulement de l’épreuve d’histoire-géographie du brevet.