L'essentiel avec Coach Vince
Dans une phrase comme « Je répète la consigne pour qu’il soit capable de répondre », le groupe « pour qu’il soit capable de répondre » indique le but de l’action principale. Répéter la consigne a pour objectif de rendre une réponse possible. La conjonction de subordination « pour que » introduit donc une proposition subordonnée circonstancielle de but. Elle relie deux actions : l’action faite volontairement et le résultat recherché. Après « pour que », le verbe se met au subjonctif. Cette règle est valable lorsque « pour que » introduit une proposition avec un verbe conjugué. Tu écris ainsi : « Ferme la fenêtre pour que le bruit diminue », « J’explique autrement pour que vous compreniez », « Il s’entraîne pour qu’il soit plus régulier ». Le subjonctif ne dit pas que le résultat est déjà atteint. Il présente ce résultat comme visé, souhaité ou attendu. Le bruit peut diminuer, les élèves peuvent comprendre, le joueur peut devenir plus régulier : ce sont les objectifs de l’action. Ne cherche donc pas seulement le mot « pour » ; observe toute la construction et demande-toi : « Quel résultat veut-on obtenir ? »
| Construction | Quand l’employer | Exemple correct |
|---|---|---|
| pour + infinitif | Le sujet de l’action principale et celui de l’infinitif sont le même. | Lina relit son texte pour éviter les répétitions. |
| pour que + subjonctif | Les deux actions ont des sujets différents. | Lina relit son texte pour que son lecteur comprenne mieux. |
| afin de + infinitif | Le sujet est le même ; la formulation est plus soutenue. | Lina reformule afin de rendre son idée plus précise. |
| afin que + subjonctif | Les sujets sont différents ; la formulation est plus soutenue. | Lina reformule afin que son idée soit plus précise. |
« Qu’il soit » est le subjonctif présent du verbe « être » à la troisième personne du singulier. Après « pour que », l’élision est obligatoire devant « il » : on écrit « pour qu’il soit », jamais « pour que il soit ». Les formes utiles de « être » au subjonctif présent sont : que je sois, que tu sois, qu’il soit, que nous soyons, que vous soyez, qu’ils soient. Attention : « il est » appartient à l’indicatif présent ; « qu’il soit » appartient au subjonctif présent. Compare : « Il est prêt » présente un fait. « Je vérifie pour qu’il soit prêt » exprime le résultat recherché.
Le mot « pour » ne commande pas automatiquement le subjonctif. Dans « Ce cadeau est pour toi », « pour toi » est un groupe prépositionnel : aucun verbe ne suit, donc aucune conjugaison n’est à choisir. Dans « Il part pour Paris », « pour Paris » indique une destination. Dans « Il travaille pour réussir », « réussir » est à l’infinitif parce que le même sujet, « il », travaille et réussit. En revanche, « Il travaille pour que sa famille soit rassurée » comporte deux sujets : « il » travaille, « sa famille » est rassurée. Le subjonctif est nécessaire après « pour que ». Ne confonds pas non plus « parce que » et « pour que ». « Parce que » introduit une cause, généralement à l’indicatif : « Il reste parce qu’il est fatigué. » « Pour que » introduit un but, au subjonctif : « Il reste pour que la réunion soit complète. » Enfin, certaines expressions appellent aussi le subjonctif, mais pour d’autres valeurs : « bien que », « quoique », « avant que », « sans que », « à condition que », « de peur que ». Tu dois les reconnaître, mais ne les mélanges pas : ici, la présence de « pour que » suffit à justifier le subjonctif si un verbe conjugué suit.
Dans la plupart des phrases de ce type, tu utilises le subjonctif présent : « Je parle fort pour qu’on m’entende », « Nous avançons pour que le projet réussisse ». Il peut exprimer un but situé dans le présent ou dans l’avenir. Le subjonctif passé est possible lorsque l’action de la subordonnée doit être accomplie avant un autre moment : « Je t’écris pour que tu aies terminé ton travail avant demain. » Il se forme avec l’auxiliaire « avoir » ou « être » au subjonctif présent, suivi du participe passé : « que tu aies compris », « qu’il soit arrivé », « que nous ayons choisi ». Dans une phrase de brevet, ne choisis pas un temps compliqué par réflexe. Observe l’ordre des actions. Si le résultat est simplement attendu, le présent suffit : « Je vérifie pour qu’il soit prêt. » Si l’action doit déjà être achevée à un moment donné, le passé peut être justifié : « Je rappelle la règle pour que vous l’ayez retenue avant l’évaluation. » Dernière vérification : le participe passé s’accorde selon les règles habituelles quand l’auxiliaire est « être » : « pour qu’elles soient arrivées ». Ton plan de jeu tient en trois réflexes : repérer le but, comparer les sujets, contrôler le mode et la forme du verbe.
Tu dois souvent identifier le mode d’un verbe, expliquer pourquoi le subjonctif est employé après « pour que » ou réécrire une phrase en respectant les sujets.
Énoncé. Complète : « Nora relit sa réponse pour que son raisonnement … clair. »
Résultat : « Nora relit sa réponse pour que son raisonnement soit clair. »
Énoncé. Transforme : « Les élèves s’organisent pour terminer le projet. » Utilise « pour que » et le groupe sujet « le projet ».
Résultat : « Les élèves s’organisent pour que le projet soit terminé. »
Énoncé. Explique le mode du verbe dans : « Le maire fait installer une rampe pour que chacun puisse entrer. »
Résultat : Le verbe « puisse » est au subjonctif présent, car il suit « pour que », qui introduit le but recherché. Les sujets sont différents : le maire fait installer la rampe et chacun peut entrer.
Justifie avec le mot précis
Au brevet, n’écris pas seulement « c’est du subjonctif ». Rédige : « Le verbe est au subjonctif car il est introduit par “pour que”, qui exprime le but. »
Contrôle les deux sujets
Avant de transformer une phrase, souligne le sujet de chaque verbe. Ce contrôle rapide t’évite de confondre « pour réussir » et « pour que le projet réussisse ».
Choisis la forme correcte.
Complète chaque phrase avec la forme correcte du verbe entre parenthèses.
Choisis entre « pour + infinitif » et « pour que + subjonctif ».
Indique si chaque affirmation est vraie ou fausse, puis corrige-la si nécessaire.
Transforme chaque phrase en respectant le sujet imposé.
Justifie l’emploi du mode dans chaque phrase.
« Nous installons des panneaux pour que les visiteurs trouvent leur chemin. »
« Je m’entraîne pour gagner en précision. »
Réécris chaque phrase correctement et explique brièvement ta correction.
« Je donne un exemple pour que vous comprenez. »
« Il ferme les volets pour que dormir. »
« Elle écrit lentement pour que il soit lisible. »
Rédige une phrase complexe exprimant un but avec « pour que », le verbe « être » au subjonctif et deux sujets différents.
Ta phrase doit contenir « pour qu’il soit » ou « pour qu’elle soit ».
Réponds sans aide, puis relis chaque verbe introduit par « pour que » avant de rendre ta copie.
| Erreur à éviter | Pourquoi | Le bon réflexe |
|---|---|---|
| Écrire « pour qu’il est prêt ». | « Est » est à l’indicatif présent, alors que « pour que » exige le subjonctif lorsque la proposition contient un verbe conjugué. | Apprends la paire : « il est » pour un fait ; « qu’il soit » après « pour que ». |
| Écrire « pour que réussir » quand le sujet est le même. | Après « pour que », le verbe doit être conjugué au subjonctif et la construction convient surtout lorsque les sujets diffèrent. | Avec un seul sujet, choisis « pour + infinitif » : « Il s’entraîne pour réussir ». |
| Confondre cause et but. | « Parce que » explique une cause ; « pour que » annonce un résultat recherché. | Pose deux questions : « Pourquoi ? » pour la cause, « Dans quel but ? » pour le but. |
Faites expliquer la règle à voix haute, puis demandez une justification courte pour chaque choix de mode.
Temps conseillé : ~20 min.
Non. Le subjonctif est requis après « pour que » suivi d’un verbe conjugué. Avec « pour + infinitif », tu écris par exemple : « Je viens pour aider ».
Devant « il », le « e » de « que » s’élide obligatoirement : « qu’il ». Cette règle s’applique aussi à « qu’elle », « qu’on » et « qu’ils ».
Au présent, retiens notamment : « que je sois », « qu’il soit », « que nous soyons », « qu’ils soient ». Ces formes se distinguent de l’indicatif « je suis », « il est », « nous sommes ».
Oui. On peut te demander d’identifier le mode d’un verbe, de justifier son emploi, de compléter une phrase ou de transformer une construction avec infinitif.
Cinq formats prêts à utiliser : complète, élève, vidéoprojection, dys et noir et blanc. Gratuit, sans inscription.