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La rafle du vélodrome d'hiver en 3ᵉ : cours, exercices et méthode pour le brevet

★ Tombe souvent au brevet Difficulté ●●○ 17 min de lecture
Difficulté2/3
Par Sonia Deschamps · mis à jour pour la session 2027
Coach Vince te lit la leçon

L'essentiel avec Coach Vince

  • Les 16 et 17 juillet 1942, la police française arrête à Paris et dans sa banlieue des milliers de Juifs, principalement étrangers ou apatrides, lors de la rafle du Vélodrome d’Hiver.
  • Une partie des personnes arrêtées est internée au Vélodrome d’Hiver ; d’autres sont notamment conduites directement au camp de Drancy. Elles sont ensuite transférées dans des camps avant leur déportation vers Auschwitz.
  • Cet événement montre que l’État français de Vichy participe activement à la persécution des Juifs, tandis que les traces et les témoignages permettent aujourd’hui de transmettre cette mémoire.

Une rafle dans la France occupée

Une rafle est une arrestation massive, préparée et organisée par les autorités. La rafle du Vélodrome d’Hiver se déroule les 16 et 17 juillet 1942, dans Paris et sa banlieue. Elle appartient à la persécution des Juifs, c’est-à-dire à l’ensemble des mesures qui excluent, recensent, arrêtent, internent puis déportent des personnes parce qu’elles sont considérées comme juives par les nazis et par le régime de Vichy. Depuis 1940, la France est en partie occupée par l’Allemagne nazie. Le régime de Vichy, dirigé par le maréchal Pétain, administre l’État français et mène sa propre politique antisémite. Il adopte notamment des statuts qui écartent les Juifs de nombreux métiers, les désignent dans des fichiers et facilitent leur contrôle. En 1942, les dirigeants nazis mettent en œuvre le génocide des Juifs d’Europe. En France, les autorités allemandes réclament des arrestations pour alimenter les convois de déportation. L’État français ne se contente pas d’obéir sous la contrainte : ses responsables négocient, prennent des décisions et mobilisent leur police. Situer la rafle, c’est donc la placer après les mesures d’exclusion et de recensement, et avant la déportation vers les centres de mise à mort. Garde ce fil chronologique : il te permet de construire une réponse organisée.

Le déroulement : suis la chaîne de persécution

  • Préparer : des services français disposent de fichiers et préparent les arrestations. Les policiers reçoivent des consignes précises sur les personnes à arrêter et sur les secteurs à parcourir.
  • Arrêter : à l’aube des 16 et 17 juillet 1942, des policiers français se présentent aux domiciles. Des familles sont séparées de leur quotidien, souvent sans pouvoir emporter ce qui leur serait nécessaire.
  • Interner : une partie des personnes arrêtées est enfermée au Vélodrome d’Hiver, un équipement sportif couvert du 15e arrondissement de Paris. D’autres sont conduites directement vers des lieux d’internement ou de transit, notamment Drancy. Au Vélodrome, la chaleur, le manque d’eau, l’insalubrité et l’absence de soins rendent les conditions très dures.
  • Transférer : les personnes internées au Vélodrome d’Hiver sont ensuite transférées vers des camps d’internement ou de transit, notamment Drancy. Des enfants, séparés de leurs parents, passent aussi par Pithiviers ou Beaune-la-Rolande avant d’être transférés. Les parcours ne sont donc pas tous identiques.
  • Déporter : les victimes sont ensuite transportées par train vers Auschwitz, en Pologne occupée par l’Allemagne nazie. La déportation les conduit vers un système concentrationnaire et génocidaire ; la grande majorité ne revient pas.

Trois traces réelles pour enquêter

Nature et référenceCe que la source apporteCe que tu dois en déduire
Télégramme de la préfecture de police de Paris, 13 juillet 1942, préparant l’opération d’arrestation ; Archives nationales, fonds de la préfecture de police.<br><br>Extrait : « Les opérations d’arrestation des Juifs étrangers commenceront le jeudi 16 juillet 1942 à 4 heures. »<br>Transcription d’un extrait de l’instruction administrative.C’est un document administratif antérieur à la rafle. La date, l’heure annoncée et le vocabulaire des « opérations d’arrestation » montrent qu’il s’agit d’une action organisée à l’avance par la préfecture de police.L’arrestation n’est pas improvisée. Des services français organisent concrètement la rafle. Dans une réponse, cite par exemple la date du document ou l’heure prévue pour appuyer ton idée.
Photographie de personnes internées au Vélodrome d’Hiver, juillet 1942, agence LAPI, conservée au Mémorial de la Shoah.<br><br><figure><img src="https://www.memorialdelashoah.org/wp-content/uploads/2016/07/rafle-vel-dhiv.jpg" alt="Photographie de personnes internées dans le Vélodrome d’Hiver en juillet 1942" /><figcaption>Reproduction : personnes internées au Vélodrome d’Hiver, juillet 1942, agence LAPI, Mémorial de la Shoah.</figcaption></figure>L’image montre le lieu d’internement et la présence de nombreuses personnes rassemblées dans un espace inadapté. Observe le nombre de personnes, l’espace occupé et l’aménagement du lieu avant de rédiger.Décris seulement ce que tu observes, puis explique le contexte. Une photographie ne montre pas à elle seule toutes les conditions vécues, ni le parcours de toutes les victimes : elle doit être croisée avec une archive et un témoignage.
Témoignage filmé de Joseph Weismann, arrêté enfant lors de la rafle, recueilli par le Mémorial de la Shoah.Un survivant raconte son arrestation, l’enfermement et le parcours imposé aux enfants.Le témoignage rend compte de l’expérience humaine. Il faut le dater, nommer son auteur et le croiser avec des archives.

Responsabilité : employer les mots justes

La responsabilité de l’État français désigne sa participation aux persécutions : lois antisémites, recensement, arrestations, internement et remise de victimes aux autorités nazies. La décision d’exterminer les Juifs d’Europe est prise par le régime nazi. Mais, pour la rafle du Vélodrome d’Hiver, les arrestations sont effectuées par des policiers français sous l’autorité de la préfecture de police et du gouvernement de Vichy. Dans une copie, évite donc deux erreurs opposées : écrire que les Français n’ont eu aucun rôle, ou attribuer à Vichy seul la décision du génocide. Ta formulation solide est la suivante : « La rafle s’inscrit dans la politique génocidaire nazie, mais l’État français de Vichy y participe activement en organisant les arrestations par sa police. »

Passer d’un document à une réponse construite

Face à une source, commence par l’identifier : sa nature, son auteur ou son institution, sa date et son contexte. Par exemple, le télégramme de la préfecture de police daté du 13 juillet 1942 est une archive administrative produite juste avant la rafle ; il renseigne donc particulièrement bien sur la préparation policière. Tu peux citer précisément l’extrait : les arrestations doivent commencer le 16 juillet « à 4 heures ». Ensuite, relève deux informations précises : une consigne, un lieu, une catégorie de personnes visées ou une étape du parcours. Pour la photographie, décris ce qui est visible : des personnes nombreuses sont rassemblées dans l’enceinte du Vélodrome d’Hiver. Puis relie ces observations à tes connaissances. Tu peux rédiger : « Le télégramme montre que la rafle a été préparée par les autorités françaises, car il fixe le début des arrestations au 16 juillet 1942 à 4 heures. La photographie montre l’internement d’une partie des personnes arrêtées au Vélodrome d’Hiver. » Enfin, distingue le fait de l’interprétation. Dire « le document est une preuve de souffrance » est trop vague. Décris plutôt ce qui est visible ou cité, puis explique ce que cela apprend. Un témoignage ne remplace pas une archive, et une archive ne raconte pas toute l’expérience des victimes : les deux sources se complètent. Cite toujours le document avant d’en tirer une conclusion.

De l’événement au travail de mémoire

Le travail de mémoire consiste à transmettre et à discuter le souvenir d’un événement du passé dans la société. Il s’appuie sur les recherches des historiens, les archives, les témoignages des survivants, les lieux de mémoire, les cérémonies et les œuvres. Après la guerre, la responsabilité de l’État français dans la rafle est longtemps peu reconnue publiquement. Le 16 juillet 1995, le président de la République Jacques Chirac reconnaît la responsabilité de la France dans la rafle du Vélodrome d’Hiver. Cette déclaration est une trace du travail de mémoire, mais elle n’est pas un travail d’historien à elle seule : l’historien vérifie et croise les sources pour expliquer le passé. Aujourd’hui, une plaque commémorative et un monument rappellent à Paris les victimes de la rafle. Les noms, les parcours et les témoignages empêchent de réduire les victimes à une simple foule anonyme. En conclusion, relie toujours trois idées : une persécution organisée, la participation de l’État français, et la nécessité de conserver les traces pour comprendre et transmettre.

Au brevet, on te demande…

Tu peux devoir situer la rafle, analyser une archive ou un témoignage, puis expliquer précisément la participation de l’État français à la persécution des Juifs.

Type de question
Analyse de document suivie d’une réponse rédigée et contextualisée.
Exemple type
À partir d’un télégramme de la préfecture de police daté de juillet 1942 et de vos connaissances, montrez que la rafle du Vélodrome d’Hiver a été préparée et réalisée avec la participation des autorités françaises.
Alerte piège au brevet
Raconter seulement l’événement sans citer le document, écrire que toutes les victimes ont suivi le même parcours, ou écrire que Vichy a décidé seul le génocide des Juifs d’Europe.

Exemples résolus

Analyser une archive administrative

Énoncé. Tu étudies un télégramme de la préfecture de police de Paris daté du 13 juillet 1942, qui donne des consignes en vue d’arrestations. Montre qu’il permet d’expliquer la responsabilité de l’État français dans la rafle.

  1. J’identifie la source : c’est un télégramme administratif produit par la préfecture de police, avant les arrestations des 16 et 17 juillet 1942.
  2. Je relève une information précise : le document annonce que les opérations d’arrestation commenceront le 16 juillet 1942 à 4 heures.
  3. Je mobilise ma connaissance : la préfecture de police est une institution française et les arrestations sont réalisées par des policiers français.
  4. Je rédige une conclusion nuancée en distinguant la politique génocidaire nazie et la participation de Vichy.

Résultat : Ce télégramme montre que la rafle est préparée par une institution française avant son déroulement. En annonçant que les arrestations doivent commencer le 16 juillet 1942 à 4 heures, il prouve que l’opération est organisée à l’avance. La rafle s’inscrit dans la politique génocidaire nazie, mais l’État français de Vichy participe activement à la persécution en organisant les arrestations.

Construire une réponse chronologique

Énoncé. Explique en quelques lignes le parcours imposé aux personnes arrêtées lors de la rafle du Vélodrome d’Hiver.

  1. Je commence par les arrestations à domicile, effectuées à Paris et dans sa banlieue.
  2. J’indique que les parcours diffèrent : une partie des personnes est internée au Vélodrome d’Hiver, tandis que d’autres sont notamment conduites directement à Drancy.
  3. J’ajoute les transferts vers des camps d’internement ou de transit, notamment Drancy pour les personnes passées par le Vélodrome.
  4. Je termine par la déportation vers Auschwitz et j’indique le sort de la grande majorité des victimes.

Résultat : Les 16 et 17 juillet 1942, la police française arrête des Juifs à leur domicile à Paris et dans sa banlieue. Une partie des personnes arrêtées est internée au Vélodrome d’Hiver dans des conditions très dures, tandis que d’autres sont notamment conduites directement au camp de Drancy. Les personnes internées sont ensuite transférées vers des camps, dont Drancy, puis déportées vers Auschwitz. La grande majorité des victimes est assassinée.

Une preuve avant la conclusion

Dans une analyse, cite d’abord une information précise du document, puis explique ce qu’elle prouve. Une affirmation sans appui dans la source rapporte peu de points.

La chronologie est ta colonne vertébrale

Présente les étapes dans l’ordre, mais n’impose pas le même itinéraire à toutes les victimes : arrestation, internement dans différents lieux ou arrivée directe dans un camp de transit, puis déportation. Relis ta réponse finale pour vérifier qu’aucune étape n’est inversée.

Ta séance d'entraînement

1

Le parcours des victimes

★☆☆

Range les étapes dans l’ordre chronologique.

  1. Déportation vers Auschwitz ; internement au Vélodrome d’Hiver ; arrestation au domicile ; transfert vers un camp.
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  1. Arrestation au domicile ; internement au Vélodrome d’Hiver ; transfert vers un camp ; déportation vers Auschwitz. Explication : L’internement précède le transfert vers un camp, qui précède lui-même la déportation.
2

Les mots précis

★☆☆

Associe chaque terme à sa définition.

  1. Rafle
  2. Internement
  3. Déportation
Voir le corrigé
  1. Arrestation massive et préparée de personnes par les autorités. Explication : Une rafle vise un grand nombre de personnes dans un temps limité.
  2. Enfermement administratif de personnes dans un lieu surveillé. Explication : L’internement est une étape distincte de la déportation.
  3. Transfert forcé de personnes vers un autre territoire ou un camp. Explication : Dans le cas étudié, les victimes sont déportées vers Auschwitz.
3

Situer l’événement

★☆☆

Choisis la proposition exacte.

  1. La rafle du Vélodrome d’Hiver se déroule : a) avant l’occupation allemande ; b) les 16 et 17 juillet 1942 ; c) après la Libération ; d) en 1995.
Voir le corrigé
  1. b) les 16 et 17 juillet 1942. Explication : Elle a lieu pendant la Seconde Guerre mondiale et l’occupation.
4

Lire une archive

★★☆

Explique ce que révèle ce document sur la préparation de la rafle.

Document : télégramme de la préfecture de police de Paris, 13 juillet 1942, transmettant des consignes avant une opération d’arrestation. Que révèle sa nature et sa date ?

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  1. Ce document est un télégramme administratif de la préfecture de police, daté du 13 juillet 1942, donc rédigé avant la rafle. Il révèle que les arrestations ont été préparées par une institution française et qu’elles ne sont pas improvisées. Explication : La nature administrative et la date permettent d’établir la préparation policière.
5

Responsabilités et nuances

★★☆

Indique si chaque affirmation est vraie ou fausse, puis corrige les affirmations fausses.

  1. La décision d’exterminer les Juifs d’Europe est prise par le régime nazi.
  2. L’État français de Vichy n’a joué aucun rôle dans la rafle du Vélodrome d’Hiver.
  3. Un témoignage et une archive administrative peuvent être croisés pour mieux comprendre un événement.
Voir le corrigé
  1. Vrai. Explication : Le génocide est une politique nazie.
  2. Faux. L’État français de Vichy participe activement à la rafle : sa police organise et effectue les arrestations. Explication : Il faut nommer la participation des autorités françaises.
  3. Vrai. Explication : Ces sources apportent des points de vue et des informations complémentaires.
6

Décrire sans inventer

★★☆

Rédige une analyse courte à partir de la photographie indiquée.

Photographie : personnes internées au Vélodrome d’Hiver, juillet 1942, agence LAPI, Mémorial de la Shoah. Explique en quoi cette image est utile et quelle est sa limite.

Voir le corrigé
  1. Cette photographie est une trace visuelle prise pendant la rafle. Elle permet d’observer des personnes rassemblées dans le Vélodrome d’Hiver et d’étudier le lieu d’internement. Sa limite est qu’elle ne montre pas à elle seule tout le déroulement de la rafle ni tous les aspects des conditions de vie ; il faut la croiser avec des archives et des témoignages. Explication : Une analyse solide donne à la fois l’apport et la limite d’une source.
7

La réponse finale

★★★

Rédige un paragraphe organisé expliquant la rafle du Vélodrome d’Hiver et la responsabilité de l’État français.

Tu dois situer l’événement, décrire le parcours des victimes et expliquer le rôle des autorités françaises.

Voir le corrigé
  1. Les 16 et 17 juillet 1942, pendant l’occupation allemande, la police française arrête à Paris et dans sa banlieue des milliers de Juifs, principalement étrangers ou apatrides. Une partie des personnes arrêtées est internée au Vélodrome d’Hiver dans des conditions très dures, avant d’être transférée vers des camps, notamment Drancy, puis déportée vers Auschwitz. La rafle s’inscrit dans la politique génocidaire nazie. Cependant, l’État français de Vichy en porte une responsabilité directe car ses services de police préparent et réalisent les arrestations. Explication : La réponse doit contenir une date, les étapes du parcours et une explication nuancée des responsabilités.

Évaluation

Réponds avec précision. Dans les réponses rédigées, utilise le vocabulaire historique et organise tes idées. Barème : 20 points

  1. Donne les dates de la rafle du Vélodrome d’Hiver./ 2
  2. Range dans l’ordre : déportation, arrestation, transfert, internement./ 3
  3. Définis le mot « rafle »./ 3
  4. Identifie le document suivant : un télégramme de la préfecture de police de Paris daté du 13 juillet 1942./ 3
  5. Explique en deux ou trois phrases la responsabilité de l’État français dans la rafle./ 5
  6. Explique la différence entre une trace de mémoire et le travail de l’historien./ 4
Voir le corrigé de l'évaluation
  1. Les 16 et 17 juillet 1942. (2 pts)
  2. Arrestation, internement, transfert, déportation. (3 pts)
  3. Une rafle est une arrestation massive, préparée et organisée par les autorités. (3 pts)
  4. C’est une archive administrative produite par une institution française avant la rafle. Elle renseigne sur sa préparation policière. (3 pts)
  5. La politique génocidaire est menée par l’Allemagne nazie. Toutefois, l’État français de Vichy participe activement à la rafle : la préfecture de police prépare l’opération et des policiers français arrêtent les victimes. Cette participation engage la responsabilité de l’État français. (5 pts)
  6. Un témoignage ou un monument transmet une mémoire de l’événement. L’historien analyse ces traces et les croise avec d’autres sources, comme les archives, afin de construire une explication vérifiée du passé. (4 pts)

Erreurs fréquentes

Erreur à éviterPourquoiLe bon réflexe
Écrire que toutes les personnes arrêtées passent par le Vélodrome d’Hiver avant d’être transférées.Tu présentes un parcours unique alors que les victimes ne suivent pas toutes le même itinéraire : une partie est internée au Vélodrome d’Hiver, tandis que d’autres sont notamment conduites directement à Drancy.Indique que le Vélodrome d’Hiver concerne une partie des personnes arrêtées et emploie une formulation nuancée : « une partie est internée au Vélodrome d’Hiver, d’autres sont conduites à Drancy ».
Écrire que les soldats allemands ont seuls arrêté les victimes lors de la rafle.Lors de cette rafle, les arrestations sont réalisées par des policiers français.Nomme précisément la police française et relie son action à la responsabilité de l’État français de Vichy.
Confondre mémoire et histoire.La mémoire transmet un souvenir vécu ou collectif, tandis que l’histoire construit une explication critique à partir de sources croisées.Dans ta réponse, identifie la nature de chaque trace et explique ce qu’elle permet de connaître.

Guide pour les parents

Demandez-lui de raconter l’événement sans regarder le cours, puis faites-lui vérifier les mots précis et l’ordre chronologique.

  • Présentez une source réelle reproduite dans la leçon et demandez : « Qui l’a produite, quand, et qu’apprend-elle ? » Laissez-le chercher avant de compléter.
  • Faites-lui rédiger trois phrases sur la responsabilité de l’État français ; vérifiez qu’il distingue la décision génocidaire nazie de la participation active de Vichy.

Temps conseillé : ~20 min.

Questions fréquentes

Pourquoi le Vélodrome d’Hiver est-il devenu un symbole ?

Parce qu’il est le principal lieu d’internement de la rafle des 16 et 17 juillet 1942 à Paris et qu’il rappelle la participation de l’État français à la persécution des Juifs.

Dois-je retenir tous les noms de camps ?

Retiens surtout le rôle des lieux : le Vélodrome d’Hiver est un lieu d’internement provisoire pour une partie des victimes, Drancy un camp de transit, Auschwitz un lieu de déportation et d’extermination.

Comment analyser un témoignage au brevet ?

Présente son auteur, sa date ou son contexte, relève une information précise et explique ce qu’elle apprend sur l’expérience vécue. Ne traite pas un témoignage comme une opinion sans valeur.

Faut-il écrire que toute la France est responsable ?

Non. Tu dois parler de la responsabilité de l’État français de Vichy et de ses services dans la rafle, sans attribuer les mêmes actes à tous les habitants.

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