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Coach Vince
Français · Grammaire et étude de la langue

Réviser le brevet de français en 3ᵉ : cours, exercices et méthode

★ Tombe souvent au brevet Difficulté ●●○ 21 min de lecture
Difficulté2/3
Par Naïma Sellier · mis à jour pour la session 2027
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Coach Vince te lit la leçon

L'essentiel avec Coach Vince

  • Pour analyser une phrase, repère d’abord les verbes conjugués : chacun construit une proposition.
  • Ne confonds jamais la nature d’un mot, qui est son identité, et sa fonction, qui est son rôle dans la phrase.
  • Au brevet, justifie avec les mots précis de la grammaire : ta réponse doit montrer ton raisonnement, pas seulement donner un résultat.

Le plan de jeu : observer avant de répondre

Une question de grammaire demande une lecture attentive de la phrase. Ne réponds pas au hasard à partir d’un seul mot. Commence par recopier mentalement le groupe demandé, puis observe sa place, son verbe et les mots qui l’entourent. Une phrase peut être simple si elle contient un seul verbe conjugué : « Le vent se lève. » Elle est complexe si elle contient plusieurs verbes conjugués : « Le vent se lève quand la nuit tombe. » Attention : un infinitif ne crée pas une proposition. Dans « Nous espérons réussir », seul « espérons » est conjugué ; la phrase est donc simple. De même, un participe passé employé dans un temps composé ne compte pas seul : dans « Ils ont quitté la salle », le groupe verbal « ont quitté » comporte un seul verbe conjugué, « ont ».

Pour découper une phrase complexe, souligne chaque verbe conjugué et place des crochets autour de chaque proposition. Dans « Dès que la cloche sonna, les élèves sortirent et rejoignirent la cour », tu repères « sonna », « sortirent » et « rejoignirent ». Il y a donc trois propositions : [Dès que la cloche sonna], [les élèves sortirent] et [rejoignirent la cour]. Les deux dernières sont coordonnées par « et ». Le sujet « les élèves » n’est pas répété dans la troisième proposition, mais il reste le sujet de « rejoignirent ». Un sujet sous-entendu ne fait jamais disparaître une proposition. Voilà un point de rigueur qui peut faire la différence en finale.

Ensuite, identifie le lien entre les propositions. Elles sont juxtaposées lorsqu’un signe de ponctuation les sépare : « Le jour baisse ; la rue se vide. » Elles sont coordonnées lorsqu’un mot de coordination les relie : « Le jour baisse et la rue se vide. » Elles sont liées par subordination lorsqu’une proposition dépend d’une autre et est introduite, par exemple, par « quand », « parce que », « si », « que » ou « qui ». Dans « Je resterai parce qu’il pleut », la proposition « parce qu’il pleut » dépend de « Je resterai » : elle apporte une cause.

Nature et fonction : deux questions différentes

Ce que tu cherchesQuestion utileExemple exact
La classe grammaticale, ou natureQuel type de mot ou de groupe est-ce ?Dans « Ce voisin parle doucement », « voisin » est un nom commun, « ce » est un déterminant démonstratif et « doucement » est un adverbe.
La fonctionQuel rôle ce mot ou groupe joue-t-il ?Dans « Ce voisin parle doucement », « Ce voisin » est sujet du verbe « parle » et « doucement » est complément circonstanciel de manière.
Le groupe sujetQui est-ce qui fait l’action ou subit l’état ?Dans « Les lumières s’éteignent », « Les lumières » est le sujet de « s’éteignent ».
Le complément d’objet directVerbe + qui ? ou verbe + quoi ?Dans « Lina prépare son sac », « son sac » est COD de « prépare ». Il est construit sans préposition.
Le complément d’objet indirectVerbe + à qui, à quoi, de qui ou de quoi ?Dans « Lina pense à son projet », « à son projet » est COI de « pense ». La préposition appartient à sa construction.
Le complément circonstancielDans quelles circonstances se déroule l’action ?Dans « Demain, nous partirons en train », « Demain » indique le temps et « en train » le moyen. Ces compléments sont souvent déplaçables ou supprimables, mais ce test ne suffit pas toujours.

Reconnaître les classes grammaticales sans confusion

  • Le nom désigne un être, une chose, un lieu, une idée ou un sentiment. Il peut être précédé d’un déterminant : « la décision », « un courage ». Un nom propre prend généralement une majuscule : « Samira ».
  • Le déterminant introduit le nom et indique notamment son genre, son nombre ou la manière de le désigner : « le », « une », « mes », « cette », « plusieurs ». Dans « cette réponse », « cette » n’est pas le sujet : c’est un déterminant du nom « réponse ».
  • Le pronom remplace souvent un nom ou un groupe nominal. Dans « Samira arrive ; elle sourit », « elle » remplace « Samira » et devient sujet de « sourit ». Selon la phrase, un pronom peut aussi être COD, COI ou complément circonstanciel. Dans le sujet de français du brevet 2026, une question portait en deux temps sur le mot « les » de « je les attends » : d’abord sa classe grammaticale (1 point), ensuite sa fonction (1 point).
  • L’adjectif qualificatif apporte une précision sur un nom ou un pronom. Dans « une réponse précise », « précise » est adjectif et épithète du nom « réponse ». Dans « Cette réponse paraît précise », « précise » est attribut du sujet « Cette réponse », car il est relié au sujet par le verbe d’état « paraît ».
  • Le verbe varie selon la personne, le nombre, le temps et le mode. Pour donner sa valeur, ne cite pas seulement le temps : explique l’effet produit dans le contexte. Le futur dans « Tu rangeras tes affaires après le repas » présente une action à venir. Le présent dans « Tous les jours, il prend le bus » exprime une habitude.
  • La conjonction de coordination relie des mots, groupes ou propositions de même niveau : « mais », « ou », « et », « donc », « or », « ni », « car ». Elle ne rend pas une proposition dépendante. La conjonction de subordination, elle, introduit une proposition subordonnée : « lorsque », « parce que », « si », « que ».
  • La préposition introduit un groupe complément : « à », « de », « par », « pour », « sans », « avec », « chez », « dans ». Dans « Il parle à son frère », « à » introduit le COI « à son frère ».

Transformer une phrase sans changer son sens essentiel

Une transformation réussie respecte toujours la consigne et conserve l’information demandée. Lis d’abord précisément ce qui doit changer : forme affirmative ou négative, voix active ou passive, discours direct ou indirect, phrase simple ou complexe, coordination ou subordination. Ensuite, vérifie les accords, les pronoms, les temps et la ponctuation.

Pour passer de l’affirmative à la négative, encadre le verbe conjugué avec « ne » et un mot négatif adapté : « Il comprend encore » devient « Il ne comprend plus ». Si le verbe est à un temps composé, « ne » se place avant l’auxiliaire : « Elle a choisi » devient « Elle n’a pas choisi ». La négation doit porter sur l’idée visée ; « ne… jamais », « ne… rien », « ne… personne » n’ont pas le même sens que « ne… pas ».

La voix passive est possible seulement avec un verbe qui admet un COD à la voix active. « Les habitants protègent le parc » devient « Le parc est protégé par les habitants ». L’ancien COD devient sujet ; le verbe se construit avec « être » au même temps que le verbe actif ; le participe passé s’accorde avec le nouveau sujet. On ne transforme pas mécaniquement « Les élèves obéissent au règlement » : « au règlement » est un COI, donc cette phrase ne se met pas à la voix passive selon ce modèle.

Pour remplacer une coordination par une subordination, choisis un lien logique exact. « Il est resté chez lui car il était malade » peut devenir « Il est resté chez lui parce qu’il était malade » : la cause est conservée. En revanche, remplacer « car » par « quand » modifierait le sens. Si deux propositions coordonnées ont le même sujet non répété, conserve ce sujet de façon claire : « Les élèves sortirent et rejoignirent la cour » peut devenir « Après être sortis, les élèves rejoignirent la cour. »

Les temps verbaux : donner une valeur, pas une étiquette

Nommer un temps ne suffit pas. Une valeur correspond à l’emploi de ce temps dans un contexte précis. Le présent peut exprimer le moment où l’on parle : « Je t’attends devant le portail. » Il peut aussi exprimer une habitude : « Chaque lundi, nous répétons. » Dans un récit, le présent de narration rend une scène plus vive : « Soudain, le témoin avance et prend la parole. » Dans une vérité générale, il énonce ce qui est présenté comme valable en toute circonstance : « L’eau gèle quand la température descend suffisamment. » Pour justifier, cite un indice du contexte : « Chaque lundi » prouve l’habitude ; « soudain » peut signaler une action qui fait avancer le récit.

À l’imparfait, une action peut durer, décrire un cadre ou se répéter dans le passé : « La pluie tombait et les rues brillaient. » Le passé simple, dans un récit, présente généralement une action brève ou achevée qui fait progresser les événements : « La porte s’ouvrit. » N’écris pas que l’imparfait est toujours long et le passé simple toujours court : observe surtout leur rôle dans le récit. Dans « Il marchait depuis une heure lorsqu’il aperçut la maison », « marchait » installe une action en cours ; « aperçut » marque un événement qui survient.

Le futur peut annoncer un fait à venir, formuler un ordre atténué ou une promesse selon le contexte. « Tu rangeras tes affaires après le repas » peut être compris comme une consigne. Le conditionnel peut présenter une information non confirmée, une hypothèse ou une demande polie : « Selon ce témoin, le train serait en retard » ; « Je viendrais si je pouvais » ; « Pourriez-vous répéter ? » Ne choisis jamais une valeur sans appui dans la phrase. Ton objectif est simple : repérer, nommer, prouver. S’échauffer ainsi avant une question de langue te rend plus rapide et plus sûr.

Au brevet, on te demande…

Tu dois identifier la nature ou la fonction d’un mot, analyser les propositions, expliquer la valeur d’un temps et transformer une phrase en respectant strictement la consigne.

Type de question
Analyse grammaticale courte, transformation de phrase et justification rédigée à partir d’un extrait.
Exemple type
Dans « Les joueurs entrèrent dans le gymnase et déposèrent leurs sacs », indique le nombre de propositions et justifie ta réponse.
Alerte piège au brevet
Oublier la proposition construite autour d’un verbe coordonné lorsque son sujet est sous-entendu, ou modifier le temps et le sens pendant une transformation.

Exemples résolus

Découper une phrase complexe avec sujet non répété

Énoncé. Analyse les propositions dans la phrase : « Dès que la cloche sonna, les élèves sortirent et rejoignirent la cour. »

  1. Je repère les verbes conjugués : « sonna », « sortirent » et « rejoignirent ».
  2. Chaque verbe conjugué correspond à une proposition : [Dès que la cloche sonna], [les élèves sortirent], [rejoignirent la cour].
  3. La première proposition est introduite par « Dès que » : elle est subordonnée circonstancielle de temps.
  4. Les deux dernières propositions sont coordonnées par « et ». Le sujet « les élèves » est sous-entendu dans la troisième proposition, mais « rejoignirent » forme bien une troisième proposition.

Résultat : La phrase contient trois propositions : une subordonnée circonstancielle de temps et deux propositions coordonnées.

Passer de l’actif au passif

Énoncé. Transforme à la voix passive : « Les bénévoles organiseront la collecte. »

  1. Je vérifie que « la collecte » est COD du verbe « organiseront » : le passage au passif est possible.
  2. L’ancien COD devient le sujet de la phrase passive : « La collecte ».
  3. Je conserve le futur : « organiseront » devient « sera organisée ».
  4. J’ajoute le complément d’agent introduit par « par » et j’accorde « organisée » avec « collecte », nom féminin singulier.

Résultat : La collecte sera organisée par les bénévoles.

Justifier la valeur d’un temps

Énoncé. Donne la valeur du présent dans : « Chaque soir, Inès relit ses notes avant de dormir. »

  1. Je repère le verbe au présent : « relit ».
  2. Je cherche un indice temporel : « Chaque soir » indique une action répétée.
  3. Je formule une réponse complète en reliant le temps à son effet dans la phrase.

Résultat : Le verbe « relit » est au présent de l’indicatif. Il exprime une habitude, comme le montre le complément circonstanciel de temps « Chaque soir ».

Rédige la preuve

Ne pose pas une étiquette seule. Écris le mot repéré, son analyse et l’indice qui justifie ta réponse.

Contrôle ta transformation

Après toute transformation, relis la phrase entière : vérifie le temps, les accords, les pronoms et le sens. Une phrase grammaticalement correcte mais qui ne respecte pas la consigne ne valide pas la réponse.

Ta séance d'entraînement

1

Repère les verbes conjugués

★☆☆

Souligne les verbes conjugués et indique le nombre de propositions.

  1. Le train ralentit près du quai.
  2. Nous voulons terminer ce travail ce soir.
Voir le corrigé
  1. Verbe conjugué : « ralentit ». La phrase contient une proposition. Explication : Le groupe « près du quai » ne contient aucun verbe conjugué.
  2. Verbe conjugué : « voulons ». La phrase contient une proposition. Explication : « Terminer » est un infinitif.
2

Choisis le bon terme

★☆☆

Indique si le mot en gras est étudié par sa nature ou par sa fonction, puis réponds.

  1. Dans « Cette route est longue », quelle est la nature de « Cette » ?
  2. Dans « Cette route est longue », quelle est la fonction de « longue » ?
Voir le corrigé
  1. « Cette » est un déterminant démonstratif. Explication : La question demande la nature du mot.
  2. « longue » est attribut du sujet « Cette route ». Explication : L’adjectif est relié au sujet par le verbe d’état « est ».
3

Donne la valeur du présent

★☆☆

Associe chaque phrase à la valeur exacte du présent.

  1. « En ce moment, le public attend devant la salle. »
  2. « Tous les étés, nous retrouvons nos cousins. »
Voir le corrigé
  1. Présent d’actualité : l’action se déroule au moment où l’on parle. Explication : L’expression « En ce moment » est l’indice décisif.
  2. Présent d’habitude : l’action se répète régulièrement. Explication : « Tous les étés » indique la répétition.
4

Découpe sans oublier le sujet sous-entendu

★★☆

Découpe la phrase en propositions et précise leur lien.

  1. Le gardien ouvrit le portail et salua les visiteurs.
  2. Quand le signal retentit, les coureurs partirent.
Voir le corrigé
  1. [Le gardien ouvrit le portail] et [salua les visiteurs]. La phrase contient deux propositions coordonnées par « et ». Dans la seconde, le sujet « le gardien » est sous-entendu. Explication : Les verbes conjugués « ouvrit » et « salua » imposent deux propositions.
  2. [Quand le signal retentit], [les coureurs partirent]. La première est une proposition subordonnée circonstancielle de temps introduite par « quand ». Explication : Le mot « quand » introduit une relation de temps.
5

Transforme avec rigueur

★★☆

Transforme les phrases selon l’indication en conservant le temps et le sens.

  1. Mets à la voix passive : « Les techniciens répareront l’écran. »
  2. Mets à la forme négative : « Elle a encore son carnet. »
Voir le corrigé
  1. « L’écran sera réparé par les techniciens. » Critères : « l’écran », ancien COD, devient sujet ; le futur est conservé avec « sera » ; « réparé » s’accorde avec « écran » ; le complément d’agent est introduit par « par ». Explication : Le verbe « réparer » possède ici un COD, donc le passif est possible.
  2. « Elle n’a plus son carnet. » Critères : « ne » est placé avant l’auxiliaire « a » et « plus » remplace « encore » sans changer l’idée visée. Explication : La négation porte sur la possession qui continue.
6

Change le lien logique

★★☆

Transforme chaque phrase en respectant le lien logique indiqué.

  1. Exprime la cause par une subordonnée : « Nora reste chez elle, car elle est malade. »
  2. Exprime la conséquence avec « si bien que » : « La route était bloquée ; nous sommes arrivés en retard. »
Voir le corrigé
  1. « Nora reste chez elle parce qu’elle est malade. » Critères : la cause est conservée ; « parce que » introduit une proposition subordonnée ; le temps et le sujet restent corrects. Explication : « Car » et « parce que » peuvent exprimer la cause dans ce contexte.
  2. « La route était bloquée, si bien que nous sommes arrivés en retard. » Critères : la seconde proposition exprime la conséquence du blocage ; la ponctuation et les temps sont conservés. Explication : Le lien logique doit être une conséquence, non une cause.
7

Rédige une analyse complète

★★★

Analyse la phrase en rédigeant des réponses complètes et justifiées.

Dans « Dès que la pluie cessa, les promeneurs reprirent leur chemin et observèrent le ciel », indique le nombre de propositions, leur lien et la fonction de « le ciel ».

Voir le corrigé
  1. « La phrase contient trois propositions car elle comporte trois verbes conjugués : “cessa”, “reprirent” et “observèrent”. [Dès que la pluie cessa] est une proposition subordonnée circonstancielle de temps, introduite par “Dès que”. [Les promeneurs reprirent leur chemin] et [observèrent le ciel] sont coordonnées par “et”. Le sujet “les promeneurs” est sous-entendu dans la troisième proposition. “Le ciel” est COD du verbe “observèrent”, car on observe quoi ? le ciel. » Explication : La réussite exige le comptage des trois verbes, le statut du sujet sous-entendu et une justification du COD.
8

Réussis une transformation complète

★★★

Transforme la phrase selon les deux consignes et justifie brièvement tes choix.

À partir de « Les élèves termineront leur affiche et la présenteront au jury », remplace la coordination par une construction qui conserve l’ordre des actions.

Voir le corrigé
  1. Exemple acceptable : « Après avoir terminé leur affiche, les élèves la présenteront au jury. » Justification modèle : « La construction “Après avoir terminé” conserve l’idée que la présentation a lieu après la fin de l’affiche. Le sujet “les élèves” est exprimé dans la proposition principale et correspond au sujet sous-entendu de “termineront”. Le futur est conservé dans “présenteront”. » Explication : Une réponse est valable si elle maintient l’ordre des actions, le sujet et le futur.

Évaluation

Réponds avec des phrases complètes. Justifie chaque analyse en citant les mots utiles de la phrase. Barème : 20 points

  1. Dans « Dès que la cloche sonna, les élèves sortirent et rejoignirent la cour », indique le nombre de propositions et leur lien./ 4
  2. Dans « Les joueurs attentifs écoutent l’arbitre », donne la nature de « attentifs » et sa fonction./ 3
  3. Dans « Le public applaudit les artistes », donne la fonction de « les artistes » et justifie./ 3
  4. Explique la valeur du présent dans « Chaque matin, mon frère vérifie son sac ». / 3
  5. Mets à la voix passive : « Les bénévoles prépareront le repas. »/ 3
  6. Transforme à la forme négative : « Nous avons encore du temps. »/ 2
  7. Remplace la coordination par une subordination de cause : « Il a fermé la fenêtre, car le vent se levait. »/ 2
Voir le corrigé de l'évaluation
  1. « La phrase contient trois propositions car elle comporte les verbes conjugués “sonna”, “sortirent” et “rejoignirent”. [Dès que la cloche sonna] est une proposition subordonnée circonstancielle de temps. [Les élèves sortirent] et [rejoignirent la cour] sont deux propositions coordonnées par “et”. Le sujet “les élèves” est sous-entendu dans la troisième proposition. » (4 pts)
  2. « Attentifs » est un adjectif qualificatif ; il est épithète du nom « joueurs ». (3 pts)
  3. « Les artistes » est COD du verbe « applaudit », car le public applaudit qui ? les artistes. Le groupe est construit sans préposition. (3 pts)
  4. « Vérifie » est au présent de l’indicatif. Il exprime une habitude, comme le montre le complément circonstanciel de temps « Chaque matin ». (3 pts)
  5. « Le repas sera préparé par les bénévoles. » Le COD « le repas » devient sujet ; le futur est conservé ; le participe passé « préparé » s’accorde avec « repas ». (3 pts)
  6. « Nous n’avons plus de temps. » La négation encadre l’auxiliaire et « de » remplace « du » après « plus ». (2 pts)
  7. « Il a fermé la fenêtre parce que le vent se levait. » La subordonnée introduite par « parce que » exprime bien la cause ; les temps et le sens sont conservés. (2 pts)

Erreurs fréquentes

Erreur à éviterPourquoiLe bon réflexe
Compter seulement deux propositions dans une phrase où deux verbes sont coordonnés avec le même sujet.Le sujet peut être absent de la seconde proposition, mais chaque verbe conjugué garde sa propre proposition.Compte les verbes conjugués avant de regarder si le sujet est répété ; place un crochet autour de chaque proposition.
Répondre « COD » à une question qui demande la nature d’un mot.COD est une fonction, tandis que nom, pronom ou groupe nominal sont des classes grammaticales.Lis le mot interrogatif : « quelle nature ? » appelle une classe grammaticale ; « quelle fonction ? » appelle un rôle dans la phrase.
Mettre une phrase au passif sans conserver le temps ou sans accorder le participe passé.La transformation change la construction de la phrase, pas son temps ni son sens essentiel.Repère le temps du verbe actif, construis « être » au même temps, puis accorde le participe passé avec le nouveau sujet.

Guide pour les parents

Demandez-lui d’expliquer son raisonnement à voix haute, puis laissez-le rédiger seul sa réponse.

  • Faites-lui repérer les verbes conjugués dans quelques phrases et demandez-lui de justifier le nombre de propositions, y compris lorsque le sujet n’est pas répété.
  • Pour une transformation, comparez la phrase de départ et la phrase obtenue : le sens demandé, le temps verbal et les accords doivent être conservés.

Temps conseillé : ~20 min.

Questions fréquentes

Dois-je toujours découper une phrase en propositions dans ma réponse ?

Découpe-la lorsque la question porte sur les propositions ou lorsque cela t’aide à justifier. Les crochets rendent ton raisonnement lisible.

Un groupe supprimable est-il forcément un complément circonstanciel ?

Souvent, mais pas systématiquement. Utilise le sens, la construction du verbe et le test de suppression ou de déplacement ; ne te fie pas à un seul test.

Comment savoir si une phrase peut être mise à la voix passive ?

Cherche un COD du verbe actif. Sans COD, la transformation passive habituelle n’est pas possible.

Que faut-il écrire pour justifier une valeur de temps ?

Indique le temps, sa valeur dans le contexte et un indice précis de la phrase. Évite les réponses vagues comme « c’est du présent ».

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