L'essentiel avec Coach Vince
Un échiquier de croisement est un tableau qui permet de prévoir les génotypes possibles des descendants issus d’un croisement. Il ne décrit pas un individu précis avant sa naissance : il indique les combinaisons d’allèles qui peuvent être obtenues. Un gène est une portion d’ADN qui participe à l’expression d’un caractère. Pour un même gène, il peut exister plusieurs versions appelées allèles. Dans un modèle simplifié, on étudie souvent deux allèles d’un même gène. On les note par exemple A et a. Ces lettres sont des conventions : elles ne désignent pas automatiquement un caractère précis. Chez un individu, les chromosomes d’une même paire portent deux allèles du gène étudié. Le génotype AA contient deux allèles A ; le génotype aa contient deux allèles a ; le génotype Aa contient un allèle de chaque type. Un individu AA ou aa est homozygote pour ce gène. Un individu Aa est hétérozygote. Lors de la formation des gamètes, les deux chromosomes d’une paire se séparent. Chaque gamète reçoit donc un seul des deux allèles. Un parent Aa peut produire des gamètes portant A ou des gamètes portant a. Un parent aa ne peut produire, pour ce gène, que des gamètes portant a. L’échiquier rassemble ensuite un gamète possible de chaque parent. Tu dois toujours commencer par les gamètes : c’est le point de départ de toute construction correcte.
| Mot | Définition rigoureuse | Exemple |
|---|---|---|
| Allèle | Version possible d’un même gène. | A et a sont deux allèles d’un gène étudié. |
| Génotype | Ensemble des allèles possédés par un individu pour le gène considéré. | Aa est un génotype. |
| Phénotype | Caractère observable, résultant notamment de l’expression des gènes et de l’environnement. | La couleur d’une fleur peut être un phénotype. |
| Gamète | Cellule reproductrice ne contenant qu’un allèle de chaque gène étudié. | Un individu Aa produit des gamètes A et a. |
| Allèle dominant | Allèle dont le caractère s’exprime chez un individu hétérozygote, dans le modèle étudié. | Si A est dominant, Aa présente le phénotype associé à A. |
| Allèle récessif | Allèle dont le caractère ne s’exprime, dans ce modèle, qu’en l’absence de l’allèle dominant. | Si a est récessif, le phénotype associé à a apparaît chez aa. |
L’échiquier de croisement s’applique lorsque l’on étudie les allèles transmis par les parents pour le ou les gènes précisés dans l’énoncé. Chaque case représente une possibilité de rencontre entre deux gamètes. Si quatre cases sont équiprobables dans le modèle utilisé, chacune correspond à une chance sur quatre. Cela ne signifie pas que quatre descendants réels présenteront obligatoirement les quatre résultats : la reproduction comporte une part d’aléatoire. Ne transforme donc jamais un résultat de tableau en certitude sur un enfant particulier. Écris plutôt : « le génotype aa est possible » ou « le phénotype récessif peut apparaître ». Reste aussi vigilant : la dominance n’est pas une règle universelle applicable à tous les caractères. Certains caractères dépendent de plusieurs gènes, de l’environnement ou de relations entre allèles plus complexes. Au brevet, utilise strictement le modèle génétique donné dans les documents.
Prenons un caractère gouverné, dans un modèle simplifié, par les allèles A et a. L’allèle A est indiqué dominant et l’allèle a récessif. Deux parents de génotype Aa sont croisés. Chacun forme deux types de gamètes : A et a. Le tableau comporte donc quatre cases : AA, Aa, Aa et aa. Les génotypes possibles sont AA, Aa et aa. Le phénotype dominant est associé aux génotypes AA et Aa, tandis que le phénotype récessif est associé au génotype aa. Pour rédiger, ne te contente pas d’une liste : relie chaque résultat à sa cause. Tu peux écrire : « Les deux parents sont hétérozygotes ; ils peuvent chacun transmettre l’allèle a. La rencontre de deux gamètes portant a forme le génotype aa. Le phénotype récessif est donc possible chez la descendance. » Si un individu présente un phénotype récessif dans ce modèle, son génotype est nécessairement aa. En revanche, si un individu présente le phénotype dominant, son génotype peut être AA ou Aa. C’est une distinction essentielle. Pour savoir s’il est homozygote ou hétérozygote, il faut une information supplémentaire, par exemple le génotype d’un parent ou le phénotype d’un descendant. Garde enfin une écriture précise : « dominant » ne veut pas dire « plus fréquent », « meilleur » ou « plus fort ». Ce mot indique uniquement la manière dont un allèle s’exprime chez un hétérozygote dans la situation étudiée.
Tu dois déterminer les gamètes possibles, construire ou exploiter un échiquier, puis justifier l’apparition possible d’un génotype ou d’un phénotype.
Énoncé. Chez une plante, l’allèle R donne des fleurs rouges et il est dominant sur l’allèle r, associé aux fleurs blanches. Deux plantes Rr sont croisées. Détermine les génotypes et les phénotypes possibles de leur descendance.
Résultat : La descendance peut avoir les génotypes RR, Rr ou rr. Les fleurs rouges sont possibles avec RR ou Rr ; les fleurs blanches sont possibles avec rr.
Énoncé. Un caractère est étudié avec les allèles A et a. A est dominant sur a. Un parent Aa est croisé avec un parent aa. Indique les génotypes et les phénotypes possibles.
Résultat : Deux génotypes sont possibles : Aa et aa. La descendance peut présenter le phénotype dominant ou le phénotype récessif.
Énoncé. Un individu présente le phénotype dominant associé à l’allèle B, dominant sur b. Peut-on affirmer qu’il est de génotype BB ?
Résultat : Non. L’individu peut être BB ou Bb. Il faut une information supplémentaire pour connaître son génotype exact.
Écris les gamètes avant le tableau
Au brevet, pose les gamètes possibles des deux parents avant de remplir les cases. Cette étape justifie ton échiquier et évite les combinaisons impossibles.
Rédige une conclusion complète
N’écris pas seulement un génotype final : indique s’il est possible et relie-le au phénotype avec la règle de dominance fournie. Une réponse justifiée vaut plus qu’une liste brute.
Associe chaque écriture à son vocabulaire précis.
Indique les gamètes possibles pour chaque génotype.
Complète mentalement les combinaisons du croisement Aa × Aa.
Réponds par vrai ou faux et corrige les affirmations fausses.
Détermine les génotypes puis les phénotypes possibles, sachant que A est dominant sur a.
Rédige une réponse justifiée.
Analyse les informations et justifie ta réponse.
L’allèle N est dominant sur n. Un individu présente le phénotype récessif. Quel est son génotype ?
Un autre individu présente le phénotype dominant. Peut-on connaître son génotype exact ?
Justifie qu’un descendant au phénotype récessif peut naître du croisement de deux parents au phénotype dominant, tous deux de génotype Bb, sachant que B est dominant sur b.
Produis une démonstration rédigée utilisant l’échiquier de croisement.
Réponds avec précision. Justifie tes réponses dès qu’un raisonnement génétique est demandé.
| Erreur à éviter | Pourquoi | Le bon réflexe |
|---|---|---|
| Écrire deux allèles dans un gamète, par exemple Aa. | Pour le gène étudié, un gamète ne reçoit qu’un seul allèle lors de la séparation des chromosomes. | Avant de tracer le tableau, écris séparément les gamètes possibles de chaque parent. |
| Conclure qu’un individu au phénotype dominant est forcément homozygote dominant. | Dans un modèle de dominance, le génotype hétérozygote exprime aussi le phénotype dominant. | Écris les deux possibilités, par exemple AA ou Aa, tant qu’aucune information ne permet de trancher. |
| Dire qu’un allèle dominant est plus fréquent ou plus avantageux. | La dominance décrit l’expression d’un allèle chez un hétérozygote, pas sa fréquence ni son intérêt. | Utilise le mot « dominant » seulement pour expliquer le phénotype d’un génotype hétérozygote. |
Faites expliquer la démarche à voix haute : nommer les gamètes, remplir une case, puis interpréter le résultat.
Temps conseillé : ~15 min.
Ses deux allèles se séparent lors de la formation des gamètes. Chaque gamète reçoit donc A ou a, mais pas les deux pour ce gène.
Non. Il présente les génotypes possibles et leur probabilité dans le modèle étudié, pas une certitude pour un individu précis.
Il peut être obtenu par deux rencontres de gamètes différentes : A avec a, ou a avec A.
Oui, si la question demande de déterminer les génotypes possibles ou de justifier une transmission. Le tableau rend ton raisonnement visible et vérifiable.
Cinq formats prêts à utiliser : complète, élève, vidéoprojection, dys et noir et blanc. Gratuit, sans inscription.