« Tu m’avais dit » : l’imparfait et le plus-que-parfait en 3ᵉ, cours, exercices et méthode pour le brevet
L'essentiel avec Coach Vince
- L’imparfait présente une action passée en cours, répétée ou décrite, sans en montrer les limites précises.
- Le plus-que-parfait situe une action accomplie avant une autre action déjà passée : il se forme avec l’auxiliaire à l’imparfait et le participe passé.
- Pour choisir le bon temps, trace mentalement l’ordre des faits : ce qui est le plus ancien s’écrit souvent au plus-que-parfait.
Deux temps pour organiser le passé
Quand un récit est au passé, tu ne choisis pas un temps au hasard : tu indiques au lecteur comment se déroule l’action et à quel moment elle se situe. L’imparfait montre le décor, une habitude, une action qui dure ou un état. Dans « La pluie tombait, les rues étaient désertes », les faits ne sont pas présentés comme achevés : ils installent une ambiance. Dans « Chaque soir, nous regardions les lumières de la ville », l’imparfait marque la répétition. Il peut aussi exprimer une action en cours lorsqu’un événement survient : « Je rangeais ma chambre quand le téléphone a sonné. » L’action de ranger forme l’arrière-plan ; la sonnerie la coupe ou la fait avancer.
Le plus-que-parfait répond à une autre question : qu’est-ce qui s’était produit avant ce moment passé ? Dans « Quand je suis arrivé, le match avait déjà commencé », l’arrivée et le début du match appartiennent au passé, mais le match avait commencé auparavant. Le plus-que-parfait établit donc une relation d’antériorité entre deux repères passés. Il ne signifie pas seulement « très ancien » : il signifie « antérieur au point de vue choisi dans le passé ». Coach Vince te donne le réflexe décisif : repère d’abord les deux faits, puis place-les dans l’ordre. Le temps verbal devient alors un choix logique, pas une devinette.
Reconnaître la valeur de chaque temps
| Temps | Construction | Valeur dans un récit au passé | Exemple commenté |
|---|---|---|---|
| Imparfait | Radical de « nous » au présent + terminaisons −ais, −ais, −ait, −ions, −iez, −aient. Seul « être » a le radical ét−. | Description, habitude, état, action en cours ou arrière-plan. | « Le vent soufflait depuis le matin. » Le souffle du vent dure et constitue le cadre. |
| Plus-que-parfait | Auxiliaire « avoir » ou « être » à l’imparfait + participe passé. | Action terminée avant un autre fait passé ; bilan ou cause déjà installée. | « Il était inquiet car il avait perdu ses clés. » La perte explique une inquiétude située après elle. |
| Passé composé ou passé simple | Temps de l’événement achevé, selon la situation d’énonciation ou le type de récit. | Fait ponctuel qui fait progresser l’histoire et sert souvent de repère au plus-que-parfait. | « La porte s’ouvrit : quelqu’un avait oublié de la fermer. » L’oubli est antérieur à l’ouverture. |
Former le plus-que-parfait sans perdre les accords
- Étape 1 : choisis l’auxiliaire du verbe. La plupart des verbes se conjuguent avec « avoir » : « j’avais compris », « nous avions attendu ». Les verbes qui se conjuguent avec « être » aux temps composés gardent cet auxiliaire : « elle était partie », « ils étaient venus ». Les verbes pronominaux utilisent aussi « être » : « nous nous étions installés ».
- Étape 2 : mets cet auxiliaire à l’imparfait. Écris « j’avais, tu avais, il avait, nous avions, vous aviez, ils avaient » ou « j’étais, tu étais, il était, nous étions, vous étiez, ils étaient ». Ne confonds pas « ils avaient » et « ils avaient eu » : le premier est l’auxiliaire à l’imparfait ; le second contient le participe passé de « avoir ».
- Étape 3 : ajoute le participe passé. Les formes sont donc « tu avais fini », « elle avait choisi », « nous étions arrivés ». Pour trouver le participe passé, appuie-toi sur l’infinitif : finir donne fini, prendre donne pris, voir donne vu, écrire donne écrit. Vérifie les verbes irréguliers dans un tableau de conjugaison quand tu hésites.
- Étape 4 : applique la règle d’accord qui convient. Avec « être », le participe passé s’accorde avec le sujet : « Elles étaient sorties », « Mes frères étaient restés ». Avec « avoir », il ne s’accorde généralement pas avec le sujet : « Elles avaient préparé leurs affaires ». Il s’accorde avec le complément d’objet direct seulement si ce complément est placé avant : « Les affaires qu’elles avaient préparées ». Dans cette phrase, « qu’ » remplace « les affaires », féminin pluriel et placé avant « avaient préparées ».
- Cas précis des verbes pronominaux : ne mets pas automatiquement un accord. Dans « Elles s’étaient lavées », « se » est complément d’objet direct : l’accord se fait. Dans « Elles s’étaient lavé les mains », « les mains » est le complément d’objet direct placé après ; « se » est complément indirect, donc « lavé » reste invariable. Lis la fonction des mots avant d’ajouter une terminaison.
La méthode de la frise chronologique
Cette méthode est utile seulement lorsqu’au moins deux faits passés doivent être comparés. Commence par souligner les verbes et nomme les faits : « Lina avait relu son texte avant de le rendre. » Fait 1 : relire ; fait 2 : rendre. Place ensuite le fait le plus ancien à gauche, puis le fait qui lui succède à droite. Ici, relire précède rendre : « avait relu » est donc au plus-que-parfait. Demande-toi ensuite si l’autre action est une action brève, une action achevée ou un décor. Dans « Lina relisait son texte quand le professeur est entré », il n’y a pas d’antériorité : la relecture est en cours, donc à l’imparfait. Enfin, relis avec les connecteurs « déjà », « avant que », « après que », « lorsque », « parce que » ou « car ». Ils aident souvent à comprendre l’ordre, mais ils ne remplacent jamais l’analyse. « Parce qu’il avait oublié son carnet, il ne pouvait pas noter la consigne » : l’oubli est la cause antérieure de l’impossibilité.
Concordance des temps : ne mélange pas les repères
La concordance des temps consiste à relier correctement le temps de la proposition principale et celui de la proposition subordonnée. Tu dois observer à la fois le mode, imposé par le sens ou par la construction, et la chronologie. Après un verbe de parole au passé, le conditionnel présent peut exprimer un futur vu depuis ce passé : « Le capitaine annonça que l’équipe partirait le lendemain. » Le départ est futur au moment de l’annonce, même s’il est raconté dans un récit passé. « Partirait » n’exprime pas ici une condition ; il est un futur dans le passé. Compare avec « L’équipe partirait si la météo le permettait » : cette fois, le conditionnel dépend d’une condition.
Le subjonctif ne se choisit pas parce que la phrase est au passé. Il est exigé par certaines constructions qui expriment, par exemple, la volonté, le doute, l’émotion, la nécessité ou le jugement : « Le professeur voulait que nous relisions notre texte. » Le verbe « voulait » est au passé, mais « relisions » est au subjonctif présent et désigne une action attendue au même moment. Pour exprimer une action déjà accomplie avant ce souhait ou ce regret, emploie le subjonctif passé : « Le professeur regrettait que nous ayons oublié la consigne. » L’oubli est antérieur au regret. Reste vigilant : « Je pensais qu’il avait compris » est à l’indicatif, car « penser que » affirme ici une information ; « Je doutais qu’il ait compris » emploie le subjonctif passé dans l’usage courant et marque l’antériorité de la compréhension supposée.
Ton plan de jeu pour une phrase de brevet
- Lis la phrase entière avant de conjuguer. Un indicateur comme « déjà » peut signaler une antériorité, mais le sens global reste prioritaire.
- Repère le verbe principal et son temps. Cherche ensuite si l’action à conjuguer est simultanée, antérieure ou postérieure à ce repère passé.
- Si elle forme un cadre, une habitude ou une action en train de se dérouler, choisis l’imparfait : « Pendant que les élèves travaillaient, la salle restait silencieuse. »
- Si elle est achevée avant le repère passé, construis le plus-que-parfait et vérifie l’auxiliaire, le participe passé puis l’accord : « Les copies qu’ils avaient rendues étaient corrigées. »
- Si une subordonnée dépend d’une volonté, d’un doute ou d’un sentiment, vérifie si le subjonctif est imposé. Si elle exprime un avenir vu depuis un passé, envisage le conditionnel : « Elle espérait que son frère viendrait. »
- Justifie avec un vocabulaire précis : « J’emploie le plus-que-parfait car l’action de finir est antérieure à l’action passée de partir. » Une réponse ainsi rédigée prouve ton raisonnement.
Au brevet, on te demande…
Tu peux devoir conjuguer un verbe dans une phrase, expliquer la valeur d’un temps, justifier un accord du participe passé, identifier un mode ou réécrire un passage en respectant les repères temporels.
- Type de question
- Conjugaison à compléter et à justifier, réécriture contextualisée, analyse grammaticale d’une forme verbale et accord du participe passé.
- Exemple type
- Dans la phrase « Il comprit que son ami ___ déjà ___ », conjugue « partir » au temps adapté et justifie ton choix. Puis réécris : « Il annonça : “Je reviendrai demain.” » au discours indirect.
- Alerte piège au brevet
- Choisir une forme bien conjuguée mais qui ne respecte pas l’ordre réel des actions, confondre futur dans le passé et condition, oublier le mode imposé par une subordonnée ou l’accord du participe passé.
Exemples résolus
Distinguer action en cours et action antérieure
Énoncé. Complète : « Quand le train est arrivé, nous ___ déjà nos billets et nous ___ sur le quai. »
- Le repère principal est « le train est arrivé », un fait passé achevé.
- Acheter les billets a eu lieu avant l’arrivée : il faut le plus-que-parfait du verbe « acheter ».
- Attendre sur le quai est une action en cours au moment de l’arrivée : il faut l’imparfait du verbe « attendre ».
- Avec « nous », le plus-que-parfait est « nous avions acheté » et l’imparfait est « nous attendions ».
Résultat : « Quand le train est arrivé, nous avions déjà acheté nos billets et nous attendions sur le quai. »
Accorder un participe passé au plus-que-parfait
Énoncé. Justifie l’accord dans la phrase : « Les lettres qu’elle avait écrites étaient restées dans son sac. »
- Le verbe « écrire » se conjugue avec l’auxiliaire « avoir » : « elle avait écrit ».
- Le mot « qu’ » reprend « les lettres ». C’est le complément d’objet direct du verbe « avait écrit ».
- Ce complément d’objet direct est placé avant le participe passé et il est féminin pluriel.
- Le participe passé s’accorde donc avec « lettres » : « écrites ».
- Le verbe « rester » est construit avec « être » dans cette phrase : « étaient restées ». Son participe passé s’accorde avec le sujet « les lettres », féminin pluriel.
Résultat : Les deux participes passés prennent « es », mais pour deux raisons différentes : avec « avoir », l’accord dépend du complément d’objet direct placé avant ; avec « être », il dépend du sujet.
Choisir le mode dans une phrase au passé
Énoncé. Complète et justifie : « La principale souhaitait que les élèves ___ leur dossier avant vendredi ; elle annonça qu’elle les ___ ensuite. »
- Le verbe « souhaiter que » exprime une volonté : il impose le subjonctif.
- L’action de rendre est attendue au moment du souhait : on écrit « rendent », au subjonctif présent.
- L’annonce est au passé et la correction est prévue après cette annonce : c’est un futur vu depuis le passé.
- Le conditionnel présent convient : « corrigerait ».
- Il faut distinguer le conditionnel de futur dans le passé d’un conditionnel qui exprimerait une condition.
Résultat : « La principale souhaitait que les élèves rendent leur dossier avant vendredi ; elle annonça qu’elle les corrigerait ensuite. »
Justifie le choix du temps
Ne te contente pas d’écrire une forme verbale correcte : nomme la relation entre les actions. Une justification brève et précise vaut mieux qu’une intuition non expliquée.
Contrôle en trois passes
Après avoir choisi un plus-que-parfait, vérifie l’auxiliaire, le participe passé et son accord éventuel. Cette relecture ciblée évite les erreurs mécaniques.
Ta séance d'entraînement
Conjugue « être »
★☆☆Conjugue le verbe « être » à l'imparfait, à toutes les personnes.
- je …
- tu …
- il/elle …
- nous …
- vous …
- ils/elles …
Voir le corrigé
- j'étais
- tu étais
- il/elle était
- nous étions
- vous étiez
- ils/elles étaient
Conjugue « chanter »
★☆☆Conjugue le verbe « chanter » à l'imparfait.
- je …
- tu …
- il/elle …
- nous …
- vous …
- ils/elles …
Voir le corrigé
- je chantais
- tu chantais
- il/elle chantait
- nous chantions
- vous chantiez
- ils/elles chantaient
Complète les phrases
★★☆Complète chaque phrase en conjuguant le verbe entre parenthèses à l'imparfait.
- Autrefois, ils/elles … (trouver).
- Chaque matin, vous … (choisir).
- À cette époque, il/elle … (prendre).
- Souvent, j'/je … (voir).
- Pendant les vacances, il/elle … (choisir).
- Tous les soirs, il/elle … (être).
- Quand j'étais petit, j'/je … (trouver).
Voir le corrigé
- ils/elles trouvaient Explication : trouver à l'imparfait, ils/elles.
- vous choisissiez Explication : choisir à l'imparfait, vous.
- il/elle prenait Explication : prendre à l'imparfait, il/elle.
- je voyais Explication : voir à l'imparfait, je.
- il/elle choisissait Explication : choisir à l'imparfait, il/elle.
- il/elle était Explication : être à l'imparfait, il/elle.
- je trouvais Explication : trouver à l'imparfait, je.
Entoure la bonne forme
★★☆Entoure la forme correctement conjuguée.
- ils/elles (regarder) : regardions / regardaient / regardait
- ils/elles (avoir) : avaient / avais / avions
- il/elle (jouer) : jouions / jouais / jouait
- tu (jouer) : jouaient / jouais / jouait
- vous (prendre) : preniez / prenaient / prenions
- ils/elles (finir) : finissions / finissait / finissaient
Voir le corrigé
- ils/elles regardaient
- ils/elles avaient
- il/elle jouait
- tu jouais
- vous preniez
- ils/elles finissaient
Transforme
★★★Récris la phrase en changeant le sujet indiqué entre parenthèses.
- je venais → (tu) …
- vous choisissiez → (je) …
- tu regardais → (il/elle) …
- je venais → (il/elle) …
- vous voyiez → (il/elle) …
Voir le corrigé
- tu venais Explication : On garde « venir » à l'imparfait, on change la personne.
- je choisissais Explication : On garde « choisir » à l'imparfait, on change la personne.
- il/elle regardait Explication : On garde « regarder » à l'imparfait, on change la personne.
- il/elle venait Explication : On garde « venir » à l'imparfait, on change la personne.
- il/elle voyait Explication : On garde « voir » à l'imparfait, on change la personne.
Retrouve l'infinitif
★★☆Pour chaque forme conjuguée, écris l'infinitif du verbe (sa forme non conjuguée, celle du dictionnaire).
- ils/elles faisaient
- il/elle jouait
- tu prenais
- je faisais
- vous jouiez
- ils/elles chantaient
Voir le corrigé
- faire Explication : Forme conjuguée de « faire ».
- jouer Explication : Forme conjuguée de « jouer ».
- prendre Explication : Forme conjuguée de « prendre ».
- faire Explication : Forme conjuguée de « faire ».
- jouer Explication : Forme conjuguée de « jouer ».
- chanter Explication : Forme conjuguée de « chanter ».
À toi d'écrire
★★★Écris deux phrases à l'imparfait en utilisant deux verbes différents du programme.
Rédige tes deux phrases.
Voir le corrigé
- Réponses possibles : « je trouvais … » ; « nous trouvions … ». On accepte toute phrase où le verbe est correctement conjugué à l'imparfait.
Évaluation
Conjugue chaque verbe à l'imparfait à la personne demandée.
- il/elle (venir) …/ 2.5
- ils/elles (aller) …/ 2.5
- tu (avoir) …/ 2.5
- tu (venir) …/ 2.5
- tu (regarder) …/ 2.5
- il/elle (choisir) …/ 2.5
- ils/elles (jouer) …/ 2.5
- tu (voir) …/ 2.5
Voir le corrigé de l'évaluation
- il/elle venait (2.5 pts)
- ils/elles allaient (2.5 pts)
- tu avais (2.5 pts)
- tu venais (2.5 pts)
- tu regardais (2.5 pts)
- il/elle choisissait (2.5 pts)
- ils/elles jouaient (2.5 pts)
- tu voyais (2.5 pts)
Erreurs fréquentes
| Erreur à éviter | Pourquoi | Le bon réflexe |
|---|---|---|
| Écrire « j’avais étais » pour former le plus-que-parfait. | Deux formes conjuguées se suivent alors qu’un temps composé exige un auxiliaire conjugué et un participe passé. Le participe passé de « être » est « été ». | Découpe la forme : auxiliaire à l’imparfait + participe passé. Écris « j’avais été » ou « j’étais parti », selon l’auxiliaire du verbe. |
| Mettre le plus-que-parfait dès qu’une phrase raconte le passé. | Le plus-que-parfait ne décrit pas simplement le passé : il marque une action antérieure à un autre repère passé. | Place les actions sur une frise mentale. S’il n’y a pas de fait passé auquel comparer l’action, l’imparfait ou un autre temps peut être plus juste. |
| Accorder systématiquement le participe passé avec le sujet après « avoir ». | Avec « avoir », l’accord dépend du complément d’objet direct placé avant le participe passé, et non du sujet. | Cherche « qui ? quoi ? » après le verbe. Vérifie ensuite si ce complément est placé avant ou après le participe passé. |
| Prendre tout conditionnel pour une condition. | Dans un récit au passé, le conditionnel peut exprimer un futur par rapport à un fait passé. | Teste le sens : dans « Il a annoncé qu’il viendrait », « viendrait » correspond à « viendra » au moment de l’annonce. |
Guide pour les parents
Faites expliquer à votre adolescent l’ordre des actions plutôt que de lui demander seulement de réciter des terminaisons.
- Proposez une phrase comportant deux faits passés et demandez-lui de dire lequel est arrivé en premier. Laissez-le choisir ensuite le temps et justifier son choix.
- Pour les accords, demandez-lui d’identifier l’auxiliaire, puis le sujet ou le complément d’objet direct placé avant. Corrigez avec lui le raisonnement, pas seulement la terminaison.
Temps conseillé : ~15 min.
Questions fréquentes
Comment savoir si je dois employer l’imparfait ou le plus-que-parfait ?
Choisis l’imparfait pour une description, une habitude ou une action en cours dans le passé. Choisis le plus-que-parfait seulement si l’action était déjà terminée avant un autre moment passé.
Le mot « déjà » impose-t-il toujours le plus-que-parfait ?
Non. « Déjà » est un indice, pas une règle automatique. Il faut vérifier qu’il existe un repère passé et que l’action est antérieure à ce repère.
Pourquoi écrit-on « les fleurs qu’il avait cueillies » ?
Avec « avoir », le participe passé s’accorde avec le complément d’objet direct si ce complément est placé avant. « Qu’ » reprend « les fleurs », féminin pluriel.
Pourquoi trouve-t-on du conditionnel après un verbe au passé ?
Le conditionnel peut exprimer un futur vu depuis le passé : « Elle expliqua qu’elle reviendrait. » Le retour est postérieur à l’explication.
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